Drainage
Le fossé de crête, pour dévier l'eau avant le mur

La plupart des dispositifs associés à un mur de soutènement, barbacanes et drain de pied en tête, gèrent l'eau une fois qu'elle est déjà arrivée contre l'ouvrage. Le fossé de crête agit en amont : creusé au sommet d'un talus ou avant le mur lui-même, il intercepte une partie du ruissellement pour la dévier ailleurs, avant même qu'elle n'ait l'occasion de s'infiltrer derrière la structure.
Intercepter avant d'avoir à gérer
Sur un versant qui concentre naturellement l'eau de pluie vers un point bas, un fossé placé en travers de cette trajectoire capte une partie du ruissellement pour la rediriger vers un exutoire choisi, à distance de l'ouvrage. Moins d'eau atteint le mur, ce qui allège d'autant la charge que le drainage de pied et les barbacanes auront ensuite à absorber. Son creusement relève du terrassement de terrain en pente, un poste dont notre page donne le prix au m³ de terre déplacée.
Une solution qui dépend de la configuration du terrain amont
L'intérêt d'un fossé de crête varie fortement selon la façon dont l'eau se comporte en amont du projet. Un terrain qui canalise déjà le ruissellement vers un point précis, du fait de sa pente ou de la disposition des parcelles voisines, tire un bénéfice net d'une interception en amont. Un terrain où l'eau se répartit de façon diffuse, sans point de concentration marqué, en tire un avantage plus limité.

Un dispositif qui demande un suivi, comme les autres
Un fossé qui n'est jamais curé finit par se combler de sédiments ou d'être colonisé par la végétation, et perd alors progressivement sa fonction d'interception. Le vérifier après les épisodes de pluie les plus marqués de l'année, au même titre que les barbacanes de l'ouvrage lui-même, fait partie d'un entretien cohérent de l'ensemble du dispositif d'évacuation.


